DR JACQUES OHANA

Les stars et la chirurgie esthétique

Les stars et la chirurgie esthétique

Rajeunir à défaut de rester jeune, embellir et rester belle, ce sont là les objectifs de la chirurgie esthétique et les attentes des patientes qui y ont recours.
Si ces techniques se révèlent effectivement efficaces, avec des résultats de plus en plus naturels, il est clair, que dans ce domaine aussi, l’excès et les exagérations peuvent aboutir au contraire du résultat escompté.
Il est intéressant à cet égard d’analyser les rapports particuliers qui existent entre le monde des stars et la chirurgie esthétique.

Il est vrai que le culte du corps, celui de la beauté et de la jeunesse sont au centre des préoccupations médiatiques qui consacrent à ce sujet un nombre incalculable d’articles.
C’est une véritable idéologie du corps qui est ainsi présentée par les magazines, les séries et les émissions télévisées, qui reflètent autant qu’ils entretiennent cette quête de la beauté et ce refus de vieillir auxquels sont associés le succès, la réussite et la séduction.

Mannequins, stars, célébrités sont les figures de proue et les modèles de référence dont se servent les médias pour véhiculer leur message et induire un désir d’identification, même si ces icônes qui sont présentées d’éloignent de plus en plus de la réalité et sont davantage des images de synthèse, constructions virtuelles à l’aide de photoshop et autres logiciels performants de retouche.

Le défi relève alors de l’impossible. Mais ces mêmes stars et ces mêmes icônes, au centre de cet univers d’images et d’apparences, sont, elles aussi, confrontées, de façon intense et quotidienne, au mythe de la jeunesse et de la beauté qu’elles ne peuvent indéfiniment représenter.
Il est ainsi tout à fait normal et logique que, pour entretenir et améliorer leurs propres atouts, les stars aussi aient à recourir, et plus souvent encore que ceux qui ne sont pas en permanence sous les lumières des projecteurs, aux avantages apportés par la médecine et la chirurgie esthétique.

Jane Fonda en est l’illustration la plus connue. À près de 80 ans, l’actrice assume pleinement ses choix, reconnaissant sans ambiguïté, l’utilité de ces interventions chirurgicales dans sa carrière artistique.
« J’ai grandi et vécu dans un milieu défini par mon apparence, où je devais rester mince et jolie. Et c’est de plus en plus dur au fur et à mesure que l’on vieillit. Ce qui compte, c’est de tenter de repousser les limites et réaliser qu’il est toujours possible d’être meilleur ».

Liane Foly parle de sa rhinoplastie comme d’une envie totalement assumée et s’autorise quelques petites retouches de temps à autres, utiles dans un métier d’image.

De même Sophie Davant, dans son « Journal d’une quinqua » reconnaît qu’être une femme de télévision à 50 ans relève de l’exploit et trouve normal le recours à différentes techniques pour effacer quelques rides inopportunes et retrouver un joli grain de peau.

Kim Kardashian, Pamela Anderson, Scarlett Johansson, Nicole Kidman, Penelope Cruz, Jennifer Lopez, Selena Gomez, Paris Hilton font régulièrement la une des magazines et toutes les hypothèses sont émises pour expliquer leur plastique avantageuse. Prothèses mammaires, rhinoplastie, Botox, injections au niveau des fesses sont des sujets récurrents.
Chez les hommes, Brad Pitt, Antonio Banderas et Tom Cruiz sont les plus fréquemment cités.

Cette véritable dictature de la beauté imposée, la très forte pression des messages publicitaires ne sont pas sans danger pour qui est vulnérable et tente de trop s’identifier à ces images.
À trop vouloir investir dans les apparences, le risque est grand de tomber dans une exagération qui devient artificielle. Les exemples sont malheureusement nombreux qui desservent les patients autant que les praticiens.

C’est ainsi que l’on parle des « ratés de la chirurgie esthétique » et certains « résultats » laissent perplexes.
Le cas le plus édifiant est celui de Mickaël Jackson et notamment de ses nombreuses rhinoplasties qui ont abouti à une série de complications que le meilleur des maquillages n’arrivait plus à cacher.

Pour éviter ces excès et ces dérives, le rôle du chirurgien plasticien est primordial, pour déceler les mauvaises indications, refuser certaines interventions quand elles ne sont pas justifiées, et détecter certains profils psychologiques fragiles (dysmorphophobies) et instables.

Quant au patient, il doit comprendre qu’une identification excessive est source d’échec, et qu’il convient d’optimiser son propre potentiel plutôt que de chercher à changer de façon radicale et inappropriée.

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PAMELA ANDERSON PROTHÈSES MAMMAIRES

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MICKAEL JACKSON RHINOPLASTIES EXCESSIVES

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KIM KARDASHIAN PROTHÈSES MAMMAIRES

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KIM KARDASHIAN FESSES

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