DR JACQUES OHANA

Les différences entre chirurgie esthétique et chirurgie réparatrice

Les chirurgiens esthétiques sont aussi spécialisés en chirurgie reconstructrice

Les différences entre chirurgie esthétique et chirurgie réparatrice

La chirurgie est la partie de la thérapeutique qui implique des opérations internes ou des manœuvres externes sur les tissus, notamment par incision et suture.

La chirurgie réparatrice vise essentiellement à « réparer » l’apparence physique en masquant le mieux possible un défaut ou une séquelle. Elle vise donc un résultat à caractère médical. C’est le cas notamment des reprises de cicatrices, des soins dispensés suite à une brûlure ou encore de la reconstruction mammaire après une mastectomie.

La chirurgie esthétique n’intervient que pour le bien-être physique et psychologique de la personne qui en est concernée. L’intervention vise à modifier l’apparence physique dans une perspective d’embellissement mais également dans le but de supprimer un complexe et de permettre une plus grande confiance en soi. La chirurgie esthétique n’est jamais indispensable d’un point de vue physique Il ne s’agit nullement de réparer un traumatisme physique, mais d’améliorer ou de perfectionner l’aspect physique, souvent parce qu’une personne ne sent pas bien dans sa peau.

Chirurgie esthétique

La chirurgie esthétique est une chirurgie qui vise à modifier ou améliorer certaines parties visibles de votre corps qui ne vous plaisent pas, ou qui parfois vous gâchent la vie. Il n’y a pas toujours de vrai défaut objectif, mais il existe malgré tout un consensus de l’entourage pour dire qu’on a le nez trop long ou le menton trop court, ou quelconque autre défaut évident. Ce qui compte avant tout, c’est le sentiment que vous éprouvez, et c’est pour cela que vous allez voir le chirurgien esthétique de façon à ce qu’il modifie l’image que vous renvoient le miroir et le regard des autres. Il s’agit de défauts importants survenus à la naissance : les becs de lièvre par exemple, ou les oreilles décollées. Ces problèmes sont pris en charge par la Sécurité Sociale, car il s’agit de défauts majeurs qui peuvent entraîner des retentissements sur la vie psychologique et sur les rapports avec les autres. Ce n’est pas le cas des défauts qui dépendent de la convenance de la personne : avoir un nez plus fin ou plus de cheveux est un souhait de la personne, et le chirurgien est là pour y répondre du mieux qu’il peut et en fonction des techniques à sa disposition. C’est pourquoi le chirurgien esthétique doit avoir un rôle de conseil : il doit vous dire ce qui est possible et ce qui ne l’est pas, ce qui est raisonnable et ce qui ne l’est pas. Il doit vous prévenir des risques, des complications possibles des douleurs éventuelles liées à l’intervention et aux suites.

Chirurgie réparatrice

La chirurgie reconstructrice a connu une explosion qu’il est facile de constater chaque jour : dans la presse, à la télévision, on ne compte plus les articles et les émissions qui lui sont consacrés. Les patients ayant recours à la chirurgie réparatrice ont beaucoup changé : ils sont plus jeunes, de milieux sociaux plus diversifiés et le nombre d’hommes augmente régulièrement. Sur le plan de son organisation, notre profession a été réglementée et encadrée, ce qui a eu pour effet d’accroître la sécurité et l’information des patients. En réalité, la chirurgie reconstructrice est très récente même si sa pratique existe depuis longtemps.  Cependant, pendant des siècles, elle a été dénoncée par les autorités religieuses, qui voyaient d’un très mauvais œil la modification de l’œuvre du divin, puis par les médecins eux-mêmes qui la jugeaient futile. Il a fallu attendre la Première Guerre mondiale et ses fameuses « gueules cassées » pour que le regard porté sur l’intervention esthétique se transforme. Mais la chirurgie esthétique et réparatrice, comme ceux qui la pratiquent, garde néanmoins une part de mauvaise réputation. Elle attire et repousse, fascine et répugne à la fois. C’est pour cela qu’il convient de l’aborder sans passion, dans un souci d’équilibre et de clarté. En France, chaque année, la chirurgie reconstructrice voit le nombre de ses interventions augmenter de 10%

En Résumé

Le chirurgien spécialisé en chirurgie reconstructive et esthétique est donc à même de s’occuper de deux domaines où des techniques proches sont utilisées dans un esprit différent. La chirurgie esthétique  étant, par nature, non obligatoire, mais librement voulue par le patient, n’est donc pas remboursée par la sécurité sociale. Par contre, la chirurgie réparatrice voit ses interventions prises en charge généralement à 100%.

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